Le day trading est une technique qui consiste à acheter et vendre un titre sur une courte période de temps, de quelques heures à un jour maximum. L’objectif à travers ce mode de trading est de cumuler les transactions tout au long de la séance, sans jamais conserver de position ouverte pendant la nuit. C’est ce qui le distingue du swing trading, où les positions se gardent plusieurs jours, et de l’investissement en bourse, qui se pense en années.
La confusion entre trading et investissement est la première erreur de cadrage. J'ai vu des centaines de candidats vouloir « trader » alors qu'ils voulaient simplement investir leur épargne. Ces deux activités exigent des compétences, des outils et une discipline radicalement différents.
Avant de vous dévoiler nos 6 conseils pour réussir vos day trading, laissez-nous vous dresser une liste des avantages et des risques, qui sont importants à prendre en compte avant de se lancer dans cette technique de trading, qui ne correspond pas à tous les profils de trader.

Vous en savez désormais davantage sur l’aspect global du day trading. Nous vous proposons maintenant de découvrir le « kit de survie du day trader » à travers ses 6 conseils indispensables.
Maîtriser et choisir les bons marchés pour pratiquer le scalping
Le scalping est une stratégie de trading à très court terme, elle consiste à réaliser de minimes mais fréquentes plus-values sur des petites variations de prix avec un risque limité. C’est en quelque sorte la version la plus rapide du day trading : le scalper ouvre et ferme une position sur un faible intervalle de temps, de quelques secondes à quelques minutes, pas plus.
Tous les actifs financiers se prêtent au scalping, en voici quelques exemples :
- Les indices
- Les matières premières
- Les obligations
Bien qu’il n’existe pas une seule stratégie de scalping universelle, vous pouvez tout de même mettre en place certaines astuces qui vous permettront d’affiner votre technique de scalper :
- Utiliser les chandeliers japonais
- Utiliser le graphique en ticks, range ou renko
- Mettre un « stop loss » sur toutes les positions pour limiter les pertes
Si vous souhaitez scalper, les conseils suivants resteront figés dans le temps :
- Identifier les conditions du marché (volatilité faible ou forte)
- Identifier la tendance du marché : tendance haussière, baissière, ou range
- Prendre des positions de trading sur le marché en fonction de sa propre stratégie, de son money management et de son plan de trading bien défini
Un capital adapté à vos objectifs
Pour que le day trading soit une méthode rentable, il convient de disposer d’un capital de départ suffisant. L’effet de levier permet certes de démarrer avec moins d’argent, mais il amplifie les pertes autant que les gains : en Europe, l’ESMA le plafonne d’ailleurs à 1:30 maximum pour les particuliers sur le Forex, et bien moins sur les autres CFD.
Pour minimiser les risques, il convient d’éviter de vous positionner sur trop de valeurs en même temps et de se concentrer sur un ou deux actifs à la fois.
Le capital minimum dépend surtout de vos objectifs : quelques milliers d’euros suffisent pour la pratique et l’apprentissage en conditions de marché.
Vous pouvez donc envisager de démarrer une carrière de day trader avec quelques milliers d’euros ou de francs suisses sur votre compte de trading, tout est question d’une excellente gestion des risques, très loin de la logique d’un investissement de long terme. Avec 10 000 CHF et un risque limité à 1 % du capital par position, vous pouvez trader dans de bonnes conditions et progresser sérieusement. En vivre est une autre étape, qui demande un capital nettement plus important et plusieurs années de régularité prouvée. Les informations publiées par l’AMF en France le rappellent : la grande majorité des traders particuliers perdent de l’argent sur les CFD.
Si vous débutez avec un capital de 1 000 CHF, ce n’est pas perdu mais le chemin sera beaucoup plus long. Vous pourrez trader dans un premier temps des micro lots, puis petit à petit apporter chaque mois un peu d’argent supplémentaire et ainsi augmenter la taille des lots que vous tradez. Notre guide sur quoi trader avec un petit capital détaille les instruments adaptés à cette phase.
Les prop firms : trader avec un faible capital
Si votre capital de départ est limité, les prop firms (sociétés de trading pour compte propre) ouvrent une autre voie. Le principe : vous payez un test d’évaluation, souvent appelé « challenge », durant lequel vous devez atteindre un objectif de gain sans dépasser la perte maximale autorisée. En cas de réussite, la société vous confie un compte financé et vous reverse une part des profits. Vous tradez alors des tailles de position que votre propre épargne ne vous permettrait pas, sans l’exposer.
Cette formule a ses contreparties. Les règles de drawdown sont strictes, l’échec à l’évaluation est fréquent et les frais du challenge sont alors perdus. Avant de vous engager, vérifiez la réputation de la société et lisez ses conditions en détail : certaines règles, comme une durée minimale par trade ou l’interdiction de trader les annonces économiques, peuvent entrer en conflit avec votre stratégie. Notre conseil : validez d’abord votre méthode et votre money management sur un compte de démonstration, puis sur un petit compte réel. Une prop firm récompense un trader déjà discipliné, elle ne remplace pas l’apprentissage.
Aussi, pensez toujours à vérifier que les taux pratiqués par votre broker, ou autres frais, ne couvrent pas vos gains.
Enfin, nous le répéterons souvent mais n’investissez jamais le capital dont vous avez besoin pour vivre, le trading ne doit pas représenter la solution de la dernière chance !
Choisir un bon broker
L’une des décisions les plus importantes que vous aurez à prendre dans votre vie de trader n’a rien à voir avec les actions ou les obligations que vous allez acheter. Il s’agit du choix de votre broker Bourse, comment savoir lequel vous convient le mieux et quels sont les critères à prendre en compte ?
Pour réaliser des profits avec le day trading, il convient de choisir avec soin le broker avec lequel vous allez trader. Et pour cause, les frais pratiqués par certains courtiers peuvent venir interférer avec votre stratégie en absorbant une part significative de vos gains, surtout quand les transactions s’enchaînent au quotidien.
Pensez donc toujours à vérifier le niveau des « spreads » pratiqués par les brokers, c’est-à-dire la différence de taux qu’ils vous proposent, avant de prendre votre décision. Vérifiez aussi que le courtier est bien enregistré auprès d’un régulateur reconnu : notre guide sur qui réglemente les marchés financiers vous explique quelles autorités contrôlent les intermédiaires.
Il est d’autant plus important d’utiliser une interface efficace et rapide afin que vos ordres soient pris en compte au bon moment.
Dans l’idéal, réalisez une phase de test avec les comptes de démonstration proposés par la plupart des brokers : quelques semaines en conditions réelles de marché, sans argent réel, suffisent à jauger les outils, la vitesse d’exécution et les frais.
Définir une bonne stratégie ou technique
Il existe différentes techniques de day trading. En effet, certaines ciblent les publications de nouvelles économiques tandis que d’autres visent uniquement les ouvertures de bourse. D’autres techniques s’appuient sur des indicateurs de volume ou le flux d’ordres. Pour un tour d’horizon avant de vous lancer, consultez nos 6 choses à connaître avant de débuter le day trading.
Mais quelle que soit la technique que vous souhaitez employer, assurez-vous qu’elle corresponde à votre profil de trader et que les tests réalisés en amont sur le compte de simulation confortent votre opinion sur cette approche afin de pouvoir l’exercer au quotidien avec confiance et discipline.
Il faut adopter également une ou plusieurs stratégies afin de minimiser les pertes et de maximiser les bénéfices. Étant donné que les conditions du marché varient d’une journée à l’autre, vous devez être capable de suivre les tendances du jour et de vous adapter.
Attention toutefois à ne pas confondre adaptation et improvisation. Un day trader qui réussit garde une stratégie stable, validée par ses tests, et ajuste uniquement son exécution aux conditions du jour : taille des positions, horaires de séance, sélection des signaux. Changer de méthode tous les deux jours est le plus court chemin vers l’incohérence des résultats.
Avoir un bon money management

Le money management se définit par l’art de gérer son capital en appliquant la gestion du risque. Il est tout simplement l’élément le plus important du trading après la psychologie du trader, un aspect que nous détaillons dans notre guide pour travailler sa psychologie en bourse. Or, il est souvent négligé par le trader débutant qui se concentre uniquement sur les gains et l’analyse technique, sans outils de suivi de ses positions.
Pourtant, pour survivre en bourse, vous devez avant tout vous connaître et savoir gérer votre capital !
En bourse on ne vous pardonnera aucune erreur. Si vous pouvez gagner de l’argent durant des années, vous pouvez tout aussi bien perdre la totalité de votre capital en l’espace de 30 secondes, si les leviers utilisés sont trop forts par exemple.
Le money management vous demande quotidiennement une organisation et une rigueur solides. Bien souvent lorsque l’on effectue une formation, c’est votre formateur qui vous apprend et qui vous propose un money management adapté à votre profil de trader.
Si vous ne suivez pas de formation, l’astuce suivante devrait vous sauver la mise plus d’une fois !
Écrivez sur une feuille, et relisez avant chaque trade, quelques-unes des règles de money management qui pourraient vous convenir comme :
- J’ouvre cette position de trading car j’ai étudié les facteurs techniques et/ou fondamentaux
- Je prévois de placer un stop loss
- Ma perte maximale sur cette position ne dépassera pas 3 % de mon capital
- Mon ratio risque/gain est égal à 1:2 (ou 1:3 selon votre style de trading)
- Mes pertes cumulées sur la journée ne dépasseront pas 10 % de mon capital
Cette stratégie de money management a pour but de limiter votre exposition aux risques et de fixer une perte maximale.
Se spécialiser sur un ou deux marchés que vous maîtrisez
Apprendre et réussir ses day trading nécessite également de se spécialiser : il peut se passer beaucoup de choses dans une même journée et même au sein d’une même séance, vous devez avoir une connaissance approfondie du marché et des principaux facteurs déterminant les mouvements des cours. Alors, comment choisir sur quel marché trader ?
Pour commencer, choisissez une classe d’actifs (il en existe 4 principales) :
- Les indices regroupant des actions d’un secteur ou d’une zone géographique, dont nous comparons les meilleurs dans notre guide du meilleur indice à trader
- Le Forex
- Les matières premières
- Les actions des entreprises
Ensuite, regardez sur quel marché vous avez des connaissances.
Par exemple, si vous souhaitez trader une action précise ou les matières premières : connaissez-vous les facteurs et évènements mondiaux qui influencent les cours de ce marché ?
Enfin, il est également important de considérer le risque. Évaluez la volatilité d’une valeur :
- Dans quel intervalle se situent les variations des cours sur une journée typique ?
- Êtes-vous à l’aise avec cet intervalle ?
Certains marchés réagissent de manière violente aux évènements comme les publications de données économiques. Il est donc essentiel de ne pas s’éparpiller sur une multitude de marchés, et de choisir ceux où vous êtes à l’aise.
FAQ : vos questions sur le day trading
Qu’est-ce que le day trading exactement ?
Le day trading consiste à ouvrir et fermer toutes ses positions au cours de la même séance de bourse, sans jamais rester exposé pendant la nuit. Il se distingue du scalping, encore plus rapide, et du swing trading, où les positions se conservent plusieurs jours. Le day trader cherche à profiter des variations de prix de la journée en enchaînant les transactions.
Quelles sont les meilleures stratégies pour réussir en day trading ?
Les approches les plus courantes ciblent les ouvertures de séance, les publications économiques ou les mouvements de tendance intrajournaliers, avec l’appui d’indicateurs techniques et de l’analyse du flux d’ordres. La meilleure stratégie reste celle qui correspond à votre profil, validée sur compte de démonstration, puis appliquée avec discipline sans être réinventée en permanence.
Quels sont les risques du day trading et comment les gérer ?
Le risque principal est la perte en capital, amplifiée par l’effet de levier des CFD et des futures, qui peut dépasser le montant investi. La gestion passe par un stop loss systématique, un risque limité à 1 % du capital par position, une perte maximale journalière définie à l’avance et un capital de départ dont vous n’avez pas besoin pour vivre.